GAZA, PLUS QUE JAMAIS ETRANGLÉE, NOUS EXIGEONS LA LEVÉE DU BLOCUS

Gaza est plus que jamais étranglée, dans le silence de la communauté internationale.  Et c'est la population civile qui en paie le prix.
L'Egypte, qui a longtemps toléré les tunnels - en pratique la principale source d'approvisionnement de Gaza en vivres, en carburant et en matériaux de construction - les détruit maintenant systématiquement. Les autorités égyptiennes mènent actuellement une campagne faisant des Palestiniens les boucs émissaires des maux dont elle souffre : c'est une attitude indigne que nous dénonçons.
Cela ne doit pas nous faire oublier qu'Israël, puissance occupante, porte la première responsabilité de la situation actuelle de la population de Gaza. Nous exigeons d'Israël de toute urgence la levée le blocus, la possibilité pour les personnes de transiter par Israël vers la Cisjordanie et l'étranger, l'ouverture de l'exportation comme de l'importation de marchandises de Gaza.
Lire l'article de notre Flash Info.

UNE PÉTITION POUR L'ACCES DE GAZA À L'EAU,
FACE À UNE CATASTROPHE ANNONCÉE

CALENDRIER

En ce moment, à Paris Sortie du film "Dans un jardin je suis entré" film du cinéaste israélien Avi Mograbi, militant actif pour un état laïque où juifs, arabes, chrétiens, bouddhistes et athées pourraient cohabiter en paix et à égalité. Cette fois ci le cinéaste se met en scène avec son ami palestinien vivant à Tel Aviv, Ali Al Azhari, dont toute l’existence est liée au drame palestinien.

Dimanche 8 septembre, Cinéma Arcel de Corbeil :
projection du film « 5 Caméras brisées » de Emad Burnat et Guy Davidi
(production franco-israélo-palestinienne), débat, table de presse, vente solidaire.

En-dehors de cette projection exceptionnelle, le film passera au cinéma Arcel toute la semaine, du mercredi 4 au mardi 10 septembre.

 Lundi 9 septembre à 20 h 30, Maison du Monde d’Evry
Réunion mensuelle d’Evry Palestine

 Mardi 10 septembre, Maison du Monde d’Evry
Rentrée associative de la Maison du Monde

 Du vendredi 13 au dimanche 15 septembre, La Courneuve
Fête de l’Humanité:
nombreux stands sur la Palestine. Nnous serons présents sur le stand de l'AFPS, où des informations, rencontres et débats seront organisées.

 Dimanche 22 septembre, Cours Blaise Pascal et Bd des Coquibus, Evry
Fête des associations

Tous les dimanches de 14 h à 15 h, émission en français de Ziad Medoukh sur une radio palestinienne.  L’émission peut être suivie en direct sur internet à partir du site www.yjctv.ps

Et un samedi sur deux, vous pourrez nous retrouver place de l'Agora. Le prochain rendez-vous aura lieu le samedi 21 septembre, de 15 h 30 à 17 h.


Reprise des "pourparlers de paix", dans quel cadre ?

Toute la presse en parle, les "pourparlers de paix" entre Palestiniens et Israéliens reprennent sous l'égide des Etats-Unis. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain (équivalent de notre ministre des Affaires Etrangères) y a mis tout son poids, ...et beaucoup de pressions.

Mais c'est dans une grande ambiguïté que démarrent ces négociations, plus précisément les discussions préliminaires qui doivent en fixer le cadre. Ambiguïté notamment sur le respect des conditions préalables que l'Autorité Palestinienne avait mises à toute reprise des négociations, et qui ne font que reprendre le droit international : gel total de la colonisation, reconnaissance des frontières d'avant 1967 comme point de départ de ces négociations, libération des prisonniers. Des assurances verbales auraient été données à John Kerry, mais le moins que l'on puisse dire est que les cartes ne sont pas sur la table ! Dans un article récent, Charles Enderlin relève ces ambiguïtés.

N'oublions pas qu'en septembre prochain nous allons "fêter" les 20 ans des accords d'Oslo : un "processus de paix" devenu "processus de colonisation et d'annexion", au mépris de toutes les lois internationales, une situation qui n'a cessé de s'aggraver depuis 20 ans pour les Palestiniens, en Cisjordanie, à Gaza, en Israël et dans les camps de réfugiés.

C'est avant tout aux Palestiniens de décider des conditions de reprise de ces négociations, mais il n'est pas surprenant, compte tenu de l'ambiguïté dans laquelle elles démarrent, que plusieurs forces politiques aient manifesté leur désaccord : le Hamas, certes, mais aussi le FPLP (gauche laïque, membre de l'OLP) et d'autres partis palestiniens. Des manifestations, réprimées par la police palestinienne, ont eu lieu samedi dernier à Ramallah; nous considérons que cette répression n'est pas acceptable et nous le faisons savoir. Dans un bel article, la journaliste israélienne engagée Amira Hass analyse la montée du rejet de ces négociations et ce que cela signifie, y compris pour l'avenir d'Israël.

La reconnaissance de la Palestine à l'ONU en novembre 2012 a créé une nouvelle dynamique. Ce n'est pas précisément dans celle-ci que s'incrivent les Etats-Unis, l'un des seuls grands pays à avoir voté contre !... Les Etats-Unis sont tout sauf des arbitres impartiaux, la référence doit rester le droit international, et non l'appréciation des Etats-Unis sur les nouvelles "concessions raisonnables" que devraient faire encore les Palestiniens face à la raison du plus fort des Israéliens. A lire sur ce point l'analyse de Richard Falk (en Anglais). Et le rappel par l'AFPS que, dans ces négociations, c'est sur l'occupant que les pressions doivent s'exercer  !

L'Europe, la France, ne doivent pas rester spectatrices. Les négociations sont aujourd'hui mal parties, par manque de référence claire au droit, tout simplement. Il appartient au gouvernement français, avec les autres gouvernements européens et l'Union européenne, de rappeler à Israël, s'il le faut par des sanctions, que la paix se construit sur le droit international et non pas sur la raison du plus fort.

A voir : l'interview de Didier Fagart, secrétaire Général de l'AFPS, sur i-télé ce mardi 30 juillet.

A lire : l'analyse d'Isabelle Avran, "Fonder les négociations sur le droit".

Europe : un tout premier pas concret contre la colonisation

L'Europe nous avait habitués depuis trop longtemps aux grandes déclarations sans lendemain.

Avec les "lignes directrices" qu'elle a publiées le vendredi 19 juillet, elle fait enfin un tout premier pas vers des mesures concrètes.

Ces ligne directrices, qui prendront effet à partir du 1er janvier 2014, excluent des aides européennes les entités israéliennes basées dans les territoires occupés (en clair, les colonies), ainsi que toute activité d'entités israéliennes dans les territoires occupés. Dans le cas de prêts ou de garanties financières (notamment apportées à des banques israéliennes), le bénéficiaire final de ce montage financierne doit avoir aucune activité dans les territoires occupés.

Ce texte va avoir un impact à la fois sur la réalité et sur les principes. Ainsi, la compagnie Mekorot, grande organisatrice du vol de l'eau aux Palestiniens, ne pourra plus, comme en 2011 (où elle a obtenu 120 millions d'Euros de prêts ...!!...) bénéficier des prêts de la Banque Européenne d'Investissement (BEI). Au passage, nous devinons l'ampleur des aides européennes à Israël, mais au nom de quoi ? Sur le plan des principes, le texte rappelle en bonne place les conclusions du Conseil Européen de décembre 2012, selon lesquelles tout accord entre l'Union Européenne et Israël devra préciser qu'il ne s'applique pas aux territoires occupés depuis juin 1967. En résumé, l'Union Européenne dit enfin que les colonies, ce n'est pas Israël.
Et on lira comment le caractère illégal de la colonisation est expliqué dans les détails par le journal Haaretz à ses lecteurs israéliens.

Une autre retombée nous paraît particulièrement importante : comme d'habitude, à l'annonce de la prochaine parution de ce texte, le gouvernement et le président israéliens ont déployé un arsenal de pressions impressionnant. Ils ont même réussi à ressortir l'argument usé jusqu'à la corde qu'il fallait retarder leur parution pour ne pas mettre en péril les négociations ! Le texte est paru le jour dit, cela n'a évidemment rien changé aux négociations. L'Union Européenne serait-elle en train d'apprendre à résister aux pressions israéliennes ? Elle en sort en tout cas grandie...

Au-delà, tout reste à faire. Les Etats, les entreprises, doivent s'engager dans la même voie. Les produits des colonies doivent être bannis du marché européen. Et une dynamique de sanctions doit s'engager, sanctions appliquées à l'Etat d'Israël tant qu'il ne se conformera pas au droit international.

A lire, le texte des lignes directrices (en Français).

A lire, le communiqué de la CECP (Coordination Européenne des Comités et Associations pour la Palestine).

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